112° Court métrage

Publié le par Naoned

L O G O R A M A


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Présenté en 2009 à La Semaine de la Critique à Cannes, diffusé quelques mois après sur Canal + dans le Mensomadaire, projeté ensuite au Moma, Logorama vient de remporter l'Oscar du meilleur court-métrage!



Ce court-mét7dwntwnhghwy-cr.1259105146.jpgrage d’animation met en scène une course-poursuite dans un Los Angeles fantasmé, dont chaque centimètre carré a été accaparé par une marque commerciale. Les immeubles, les voitures, les collines, les lampadaires, pas un élément du paysage urbain ne figure sans logo. Les habitants de la ville sont traités à la même enseigne, chacun d’eux représentant une grande entreprise : les flics sont des bonshommes Michelin, le dangereux criminel qu’il poursuivent est Ronald McDonald. La serveuse du diner a la silhouette de la petite flamme Esso; elle sert un repas à deux bonshommes Pringles. 00_logorama_cinevegas2009_l.1259104285.jpg

 


Dehors, des petites figurines Bic, le Géant Vert, le garçon Haribo, le lion de la MGM jouent chacun leur rôle. Tout va très vite, portés par des dialogues d’inspiration tarantinienne (en moins bien, disons le…), et cette petite scène de genre de 15 minutes avance tambour battant vers l’effondrement apocalyptique de ce monde tout en toc.

 

 

La réussite du film tient à l’alliance de jubilation enfantine qui a conduit ces graphistes à recycler, avec une application d’orfèvres, tous ces éléments de la culture visuelle urbaine qu’ils affectionnent sincèrement, et du climat totalement oppressant qu’ils ont réussi à créer avec eux. Allégorie du monde dans lequel nous vivons et qui court à sa perte, Logorama n’en est pas moins, en même temps, une ode à sa vitalité créatrice.

 

 

Le court métrage:

 


 


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Publié dans Film

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